Unheimlich ou Le Testament de Narcisse

Cette installation explore l’Unheimlich freudien dans la chute originelle de Narcisse. Elle est le testament philosophique de cette plongée en eaux profondes.

Un voyage intérieur

Cette installation est le récit de mon voyage initiatique dans les limbes du Sublime et du romantisme noir. Elle est inspirée par les photographes du pictorial art et ceux du surréalisme. Ainsi Man Ray, Pierre Molinier, Claude Cahun, Joel Peter Witkin (et tant d’autres) l’ont influencé…

Ces photo-collages surréalistes sont autant d’indices, de rébus, de questions jaillissant dans une respiration qui va de Soi à l’Autre. A travers le Temps et les symboles, sa porte d’entrée est l’Unheimlich freudien. En invoquant nos réalités éphémères appartenant à notre identité perçue, ce sont les chimères de sa propre réalité et de ses souvenirs que l’Autre rencontre, interroge et recompose.


Le Surréalisme pour explorer le Rêve

Le photo-collage, le symbolisme, la poésie, la psychanalyse, le rêve, la mort, la chair, le sacré et l’inconscient dans la mouvance surréaliste, ont permis de rendre visible dans un même objet les différentes strates qui le composent.
Ainsi ce Tout devient plus signifiant et ouvert à l’autre que la simple somme de ses parties.

Par son exploration de la caverne de l’inconscient, l’installation permet l’immersion du corps, de l’âme et de l’esprit dans l’Antremonde du Rêve. La symbolique globale de l’œuvre s’écrit dans cette odyssée surréaliste alchimique.

Unheimlich ou Le testament de Narcisse propose d’appréhender concrètement la vision ascensionnelle de la chute. Sa rencontre avec le Temps Photographique l’inscrit dans le champ de la relativité du Réel et de l’objectivité du Rêve.


La catharsis par l’objet, ce totem contemporain

Finalement, la proposition de cette installation montre la métabolisation de son propre « objet-pensée ». Elle permet sa « révélation » et « sa fixation » dans notre mythologie individuelle.

Greffer son Réel à sa mythologie individuelle est l’alpha et l’oméga de cette odyssée. L’arrachement de ce voyage, permet de créer le vide nécessaire à l’ignition de notre propre regard dans le néant du regard insondable de l’abîme. Toutefois, celui-ci, dans sa réciprocité nietzschéenne, nous observe lui aussi.

Sortir de l’exil

Enfin, de retour en Ithaque, ce voyage révèle son alchimie. Il déroule le fil de soie filé dans le rouet de la clepsydre d’un temps dilaté. Il offre une sortie du labyrinthe du Logos.

Ainsi, Unheimlich ou le testament de Narcisse est un testament philosophique. C’est un sténopé cyclopéen qui permet d’explorer la caverne platonicienne de l’Antremonde.

Composition de l’installation

Dans une première salle blanche sont présentés 37 photo-collages de dimensions variables. Les photo-collages ont pour base 37 auto-portraits sur lesquels sont collées des plaques de verre, des photo-cartes de visite et des photographies 19° et 20° chinées dans des coffres à souvenirs. Elle se termine par un miroir. Au milieu de la pièce est présenté un pied de chambre photographique 19° surmonté d’une canette de canut garni de son fil de soie et d’une lanterne de laboratoire 19°. De ce trépied pend un fil à plomb. 

La seconde salle expose quatre projections vidéo, deux albums photo 19°, un pied de chambre photographique 19° et son fils à plomb.


Découvrir la Genèse de l’installation


Aussi sur l’Unheimlich, voir aussi :  https://www.cairn.info/revue-lettre-de-l-enfance-et-de-l-adolescence-2004-2-page-21.htm