Unheimlich

Galerie de 9 œuvres photoplastiques sur les 37 que compte la série

Unheimlich, récit d’un voyage intérieur

Unheimlich est le récit d’un voyage initiatique dans les limbes du Sublime.

A travers le Temps et les symboles, la porte d’entrée de ce récit est le reflet du « Je« . C’est en explorant nos réalités éphémères appartenant à nos identités perçues, chimères de notre propre réalité, qu’a lieu la rencontre avec « l’Autre« . C’est par cette rencontre avec notre propre altérité qu’émerge notre identité.

« Je est un autre »

Le Surréalisme pour explorer le Rêve

La photoplastique, le symbolisme, la poésie, la psychanalyse, le rêve, la mort, la chair, le sacré et l’inconscient dans la mouvance surréaliste, m’ont permis de rendre visible dans un même objet les différentes strates qui le composent.
Ainsi ce Tout devient plus signifiant et ouvert à l’autre que la simple somme de ses parties.

Par son exploration de la caverne de l’inconscient, l’installation permet l’immersion du corps, de l’âme et de l’esprit dans « l’Antremonde du Rêve« . La symbolique globale de l’œuvre s’écrit dans cette odyssée surréaliste initiatique alchimique.

Ainsi « Unheimlich » propose d’appréhender concrètement la vision ascensionnelle de la chute. Sa rencontre avec le Temps Photographique l’inscrit dans le champ de la relativité du Réel et de l’objectivité du Rêve.


La catharsis par l’objet, ce totem contemporain

Finalement, la proposition de cette installation montre la métabolisation de son propre « objet-pensée ». Elle permet sa « révélation » et « sa fixation » dans notre mythologie individuelle.

Enter son Réel à sa mythologie individuelle est l’alpha et l’oméga de cette odyssée. L’arrachement de ce voyage permet de créer le vide nécessaire à l’ignition de notre propre regard dans le néant du regard insondable de l’abîme.


Sortir de l’exil

Enfin, de retour en Ithaque, ce voyage révèle son alchimie. Il déroule le fil de soie filé dans le rouet de la clepsydre d’un temps dilaté. Il offre une sortie du labyrinthe du Logos.

Ainsi, « Unheimlich » est un testament philosophique. C’est un sténopé cyclopéen qui permet d’explorer la caverne platonicienne quantique de l’Antremonde.


Composition de l’installation Unheimlich

Unheimlich - maquette de l'installation
Maquette de l’installation

Ces œuvres surréalistes entrent dans ce que Lazlo Moholy Nadge nommait la « photoplastique« . Ils sont autant d’indices, de rébus, de questions jaillissant dans une respiration qui va de Soi à l’Autre au travers des strates qui composent chaque œuvre.

Dans une première salle blanche sont présentés 37 photo-collages de dimensions variables dont un extrait est présenté ici.

Les photo-collages ont pour base 37 auto-portraits sur lesquels sont collées des plaques de verre, des photo-cartes de visite et des photographies 19° et 20° chinées dans des coffres à souvenirs et des brocantes. Au milieu de la pièce est présenté un pied de chambre photographique 19° surmonté d’une canette de canut garni de son fil de soie et d’une lanterne de laboratoire 19°. De ce trépied pend un fil à plomb. Enfin, elle se termine par un miroir proposant au spectateur son propre reflet.

La seconde salle, noire, expose quatre projections vidéo, deux albums photo 19° nommés « Le château de l’amer » et « la gloire de mon pair », un pied de chambre photographique 19° et son fils à plomb.

Le château de l’amer (Album photographique 19° – Photographie – Divers papiers – 2016)
La gloire de mon pair (Album photographique 19° – Photographie – Divers papiers – 2016)

Ce projet d’installation c’est vu décerner les félicitations du jury de l’École Nationale Supérieure de Photographie d’Arles lors de la soutenance de mon Master 2 en juin 2016